Comme entendre à travers une feuille de métal est un documentaire lyrique et intime qui suit trois personnes – Martin « Lion » Lapointe, Marianne Desroches et M. – alors qu’elles naviguent dans une relation souvent conflictuelle avec une puissante dépendance chimique. Tourné en numérique 4K et en 16 mm, le film entrelace les événements et les rythmes de la vie quotidienne avec des réflexions crues et sans fard sur la consommation de substances à long terme. Rejetant le sensationnalisme, Comme entendre… offre un portrait holistique de la vulnérabilité, capturant non seulement la lutte mais toute la profondeur d’une vie au-delà de la dépendance.
2024 | 83 min | Français
DOC-Cévennes (Lasalle, France)
Pays d’origine de la cinéaste : Canada
Pays de tournage : Canada
*La séance sera suivie d’une discussion en présence des cinéastes Irina Tempea et Mariane Béliveau animée par Marie Joffret Roustide.
Marie Jauffret-Roustide est sociologue et politiste, chargée de recherche à l’Inserm à Paris, en France. Elle coordonne un programme de recherche international sur les politiques de réduction des risques, en France, en Europe et en Amérique du Nord, avec un accent sur l’histoire de la participation des personnes qui consomment des substances aux politiques qui leur sont destinées, les inégalités sociales de genre et ethno-raciales, les démarches de recherche participative. Elle a coordonné l’évaluation des salles de consommation à moindre risque sur Paris. Elle est membre du conseil scientifique de l’European Monitoring Center on Drugs and Drug Addiction. Elle est actuellement directrice scientifique du programme D3S Sciences sociales, Drogues et Sociétés de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Elle collabore sur plusieurs projets de recherche (Gender-Arp, Samuel de Champlain, programme D3S, FOCUS) avec Karine Bertrand depuis 2019.
Mariane Béliveau a complété des études en sociologie pour ensuite s’intéresser à la réalisation documentaire, afin d’exprimer une volonté de transformation radicale du politique par le biais du sensible. La co-réalisation de Récits gabriélois (2017) et la réalisation de Je la chante dans ma douche, habituellement (2018) marquent ses débuts en production indépendante. Que ce soit en tant qu’intervenante, ou comme cinéaste, ses projets visent à questionner les rapports de force qui marginalisent certains groupes (travailleuses du sexe, toxicomanes, migrant.es, etc.).


20 h 15 | Cinéma Moderne
19 h 45 Accueil du public
20 h 15 Début de la projection
5150, boul. Saint-Laurent
Montréal, QC
H2T 1R8
Entrée libre dans la limite des places disponibles