22e édition
Films et activités
Soirée d’ouverture — La Sala Rossa, mercredi 6 mai 2026
Pour lancer cette 22e édition, le FIFEQ vous invite à La Sala Rossa pour une soirée qui donne le ton : celle d’un festival qui interroge le cinéma ethnographique comme espace de fabrication des mythes et des récits qui façonnent notre compréhension du monde.
Plutôt que de considérer le mythe comme une illusion ou une idée fausse, cette soirée s’appuie sur son sens anthropologique : le mythe comme récit fondateur, comme manière de donner sens aux expériences humaines et de comprendre ce qui nous entoure. C’est dans cet esprit que nous avons choisi d’ouvrir l’édition, en déplaçant le regard, en accueillant des récits pluriels, en laissant la parole à celles et ceux qui en sont les protagonistes.
La soirée s’ouvre avec deux projections : Manal Issa, 2024 de Élisabeth Subrin et Make it Look Real de Danial Shah, suivi d’un concert de Lu et Loco. Le duo propose un moment de musique brésilienne mêlant voix, guitare acoustique, percussions corporelles et grooves ensoleillés.
Entre la projection et la performance, prenez le temps de vous retrouver autour des bouchées offertes par Asmaa Stora et du bar de La Sala Rossa.
Ouverture des portes : 18h30
Projection : 19h30, suivie d’une discussion
Concert de Lu et Loco : 21h30
Mercredi 6 mai
19 h | Sala Rossa
18 h 30 Accueil du public + cocktail d’arrivée
19 h 30 Début de la projection
Futurs autochtones : mémoire, territoire et devenir – Cinéma Moderne, jeudi 7 mai 2026 l 17h30
Co-présentée avec Isuma et Wapikoni Mobile, cette séance ouvre un espace de rencontre avec des œuvres qui interrogent les liens entre territoire, mémoire, transmission et devenir. À travers des formes documentaires, expérimentales et poétiques, les films rassemblés donnent à voir des perspectives autochtones plurielles, ancrées dans les expériences vécues, les survivances culturelles et l’invention de futurs possibles.
Ce volet s’inscrit pleinement dans la ligne éditoriale de cette 22e édition : il interroge la manière dont les mythes et les vérités se construisent au sein de sociétés coloniales qui valorisent certaines voix au détriment d’autres. La mémoire devient ici un outil de résistance et d’ouverture vers des temporalités circulaires et des futurs façonnés autant des héritages du passé que de nouvelles possibilités.
La programmation s’articule autour de Mobilize de Caroline Monnet (ONF) et de Aki de Darlene Naponse, co-présenté avec Isuma, accompagnés de deux courts métrages en collaboration avec Wapikoni Mobile — Qu’est-ce que je te montrerai ? d’Elie-John Joseph et Nuukhuum Uumichiwaapim de Lindsay Chewanish — pour une séance qui souhaite faire des images des passages entre les temps, les récits et les communautés.
La projection sera suivie d’une discussion avec des artistes et cinéastes invité·es.
Ouverture des portes : 17h
Projections : 17h30
jeudi 7 mai
17 h 30 | Cinéma Moderne
Ouverture des portes : 17h
Projections : 17h30
Rétrospective : auto-ethnographie — Cinéma Public, vendredi 8 mai 2026 l 17h
Comment vs dirais-je ? How would I tell u ? Louis Dionne (32min)
Birthday Suit with Scars & Defects Lisa Steele (13min)
La projection sera suivie d’une discussion entre Joëlle Rouleau, professeur·e en études cinématographiques à l’Université de Montréal, et Louis Dionne, réalisateur de Comment vous dirais-je ?
Que se passe-t-il lorsqu’on retourne la caméra vers soi ? Vers ses proches, son corps, ses appartenances ? C’est à cette question que répond cette séance rétrospective, à travers deux œuvres qui font du geste ethnographique un acte intime et politique.
Birthday Suit with Scars & Defect de Lisa Steele (1974) : pour souligner son 27e anniversaire, Steele se met nue devant la caméra et présente les cicatrices qui ont marqué son corps depuis sa naissance. Un geste simple, radical, qui transforme le témoignage personnel en archive culturelle.
Comment vs dirais-je ? de Louis Dionne (1994) : en un plan séquence de 32 minutes, le réalisateur pose une caméra face à ses parents. Il y a une nouvelle à leur annoncer…
Ces deux films traversent la frontière entre témoignage et auto-ethnographie, révélant les récits personnels comme étant inscrits dans des processus historiques et culturels complexes. Comme l’écrit Catherine Russell dans Experimental Ethnography : « L’identité n’est plus un soi transcendantal ou essentiel qui se révèle, mais une « mise en scène » de la subjectivité – une représentation de soi comme performance. »
Ces œuvres invitent ainsi à questionner l’authenticité au sein de la production anthropologique, et le contre-mythe qu’elles constituent face aux productions visuelles dominantes de leur époque.
Ouverture des portes : 16h30
Projections : 17h00
vendredi 8 mai
17 h | Cinéma Public
Ouverture des portes : 16h30
Projections : 17h00
Atelier création — Lumière Collective, vendredi 8 mai 2026 l 11h
(12 participant·es maximum)
Au FIFEQ, la démocratisation de l’anthropologie visuelle et du cinéma ethnographique est au cœur de notre démarche. C’est dans cet esprit que nous proposons chaque année un atelier de création ouvert à tous·tes, une invitation à explorer par la pratique, les gestes qui fondent le film ethnographique.
Cette année, l’atelier s’intéresse au mythe personnel. Loin d’être une pratique réservée aux initié·es, le mythe nous entoure et nous façonne à travers nos familles, nos communautés, nos habitudes quotidiennes. Nous nous mettons constamment en récit, et les objets que nous choisissons de montrer ou de garder auprès de nous témoignent de ce rapport au monde. C’est à partir de ces traces : objets, images et fragments du quotidien que nous vous proposons d’explorer les couches de mythologie personnelle qui nous constituent.
Inspiré·es par Les choses d’une vie : Archéologie de l’intime, l’un des films de la programmation, les participant·es sont invité·es à apporter des objets pour former les bases d’une exploration collective. L’atelier combinera une séance d’idéation conceptuelle, un moment dédié à la prise d’images, et un retour collectif pour guider le montage. Si les contraintes de temps nous le permettent, le résultat final sera projeté à la soirée de clôture.
Les participant·es sont encouragé·es à apporter leurs propres appareils (téléphone, caméra handycam, ou tout autre outil qui constitue le socle de leur archive personnelle).
Séance “hors les murs”
Café-Restaurant Promenades Saint-Hubert, jeudi 7 mai 2026 l 20h30
La séance est présentée en collaboration avec le Critical Media Lab.
Et si le cinéma sortait de ses murs ?
Pour cette séance hors les murs, le FIFEQ dresse campement dans l’espace urbain. Guidée par l’idée du terrain ethnographique, la projection investit pour un soir le Café-Restaurant Promenades Saint-Hubert, entremêlant les spectacles du film et de la ville, brouillant la frontière entre passant·es et auditoire.
C’est un geste de démocratisation autant que de réclamation en multipliant les espaces de rencontre et faire du cinéma ethnographique un bien commun accessible à tous·tes. Les films présentés ce soir-là explorent précisément des thèmes liés à l’espace urbain, un dialogue naturel entre les images et le lieu qui les accueille.
Ouverture des portes : 20h00
Projection : 20h30
En co-présentation avec le Critical Media Lab
Jeudi 7 mai
20 h 30 | Café-Restaurant Promenades Saint-Hubert
20 h ouverture des portes
Soirée de clôture — Studio Proto, samedi 9 mai 2026
Pour refermer cette 22e édition, le FIFEQ vous invite au Studio Proto pour une soirée en trois temps, exploratoire et sensorielle, qui pousse les frontières du film ethnographique dans ses retranchements. Film, performance visuelle et set audiovisuel se passent le relais autour d’une question centrale : dans quel cadre le mythe du cinéma ethnographique tient-il ?
La soirée commence dans une ambiance chaleureuse et décontractée avec de la musique d’ambiance et des bouchées palestiniennes de Roots sur place. Un espace pour se retrouver, discuter et prolonger les rencontres de la semaine. N’hésitez pas à apporter votre propre alcool.
Une sélection de films ethnofictionnels et expérimentaux ouvre le bal, avec Nice Coloured Girls et Nightwalker. Dans un deuxième temps, le geste ethnographique sera évoqué par la performance L’herbe des jours / Alaf-e Ayyam / The Grass of Days (voix et projection 16mm) donné par Mina Bahra, André Habib, Kiana Razavi Mastali et Mohammad Reza Amiri et co-présentée par Hors Champs. À partir de films ethnographiques archivés à l’Université de Montréal, les performeuse.eurs aborderont l’Iran en remaniant la pellicule, l’articulant à la poésie persane.
La soirée se clôture avec le set audiovisuel de Firas Nassri et MarsGod : musiques d’artistes du monde arabe et d’ailleurs, tissées de visuels inspirés des imaginaires culturels et spirituels du Levant.
Ouverture des portes : 19h
Projections et performance : 20h30
Set audiovisuel Levantine Archives : 21h30
Samedi 9 mai
19 h | Proto Studio
19 h Accueil du public
20 h 30 Projections et performance