Entre la fragilité des glaciers qui fondent, la force des traditions qui se réinventent et la quête de soi, ces oeuvres explorent ce qui subsiste lorsque tout change : notre capacité à laisser une trace et à trouver notre juste place dans le paysage. Un voyage contemplatif et nécessaire au coeur de la résilience humaine.
Ce bloc essentiellement composé de courts métrages fait met la lumière sur des portraits d’artistes, militants et migrants qui racontent leur lutte pour la mémoire, la justice et l’adaptation à des environnements nouveaux ou changeants. Une réflexion sur la résistance individuelle et collective face aux transformations sociales et écologiques
Rose G. Lévesque, peintre et poétesse presque nonagénaire, a peint l’histoire de sa vie sur les murs de sa maison pour la transformer en musée.
Une militante de 80 ans originaire d’Ekaterinbourg, en Russie, participe à des manifestations et organise des piquets de grève en solitaire dans le centre-ville, n’hésitant pas à critiquer ouvertement les autorités. Cependant, depuis le début de la guerre en Ukraine, le prix de la prise de parole a considérablement augmenté, et elle se trouve désormais face à un choix : poursuivre son militantisme ou se taire.
Durant un été passé dans la Haute-Gaspésie qu’ils ont choisie, Rosie-Roch se confie à nous sur sa relation complexe avec son corps et le récent déploiement de son identité. Avec ce film, la réalisatrice Gabrielle Bergeron-Leduc souhaite illustrer la pluralité du parcours transgenre, ses nuances et ses complexités, à travers un portrait doux et lumineux du parcours identitaire de Rosie-Roch.
Des immigrants d’Afrique subsaharienne ont choisi de recommencer leur vie au nord du 49e parallèle. Ici, dans les vastes étendues du Nord canadien, ils contemplent les défis et les splendeurs d’une saison qu’ils n’ont jamais connue : l’hiver.
Cet essai visuel mêle animation et prises de vue réelles pour guider le spectateur à travers les montagnes andines et les sommets enneigés de Cusco, au Pérou. Le film explore la marche du réalisateur comme une manière d’appréhender la fragilité et la transformation perpétuelle de la vie. Il revisite l’animisme relationnel andin, les rituels, les miniatures et le pèlerinage pour interroger la modernité et notre place à l’ère de la fonte des glaciers, tout en célébrant le voyage partagé.
Dans les hautes montagnes des Pyrénées catalanes, Núria et Josep cueillent des baies de genièvre qu’ils vendent aux distilleries de gin. Jadis une activité lucrative, cette pratique de glanage est aujourd’hui presque éteinte en raison des transformations environnementales et économiques. Ce film documente le quotidien et le travail d’un couple qui perpétue une tradition ancestrale.
Chaque année, en Gaspésie, des chasseurs disparaissent volontairement de la société… ou du moins, ils essaient. À la fois drôle et révélateur, ce documentaire présente un portrait contemporain de la chasse, où l’on traque peut-être moins le gibier que les points cellulaires : et si, au fond, décrocher n’était pas si simple ?
Sur les rives du fleuve Saint-Laurent, le temps semble se dilater. Les marées montent et descendent, les images respirent. Petit à petit, on ne regarde plus un film, mais on y glisse.